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Sectorielle DGTCFM 2017

Publication : lundi 6 février 2017 06:41

 

De  bons points pour la production de la loi de règlement

 

 

Le Ministère des Finances à été félicité par l’Assemblée Nationale et le Sénat pour  la production  magistrale de la loi de règlement 2015. L’annonce a été faite par  le Directeur  Général  du  Trésor, de la Coopération  Financière Monétaire Sylvester Moh Tangongho  lors des  travaux de la sectorielle de la Direction Générale du Trésor, de la Coopération Financière et Monétaire (DGTCFM), tenus dans la salle  tripartite du Palais des  Congrès de Yaoundé  le 23 janvier  2017 en présence de ses collaborateurs venus d’horizons divers : des TPG, des percepteurs en poste à l’étranger, des payeurs spécialisés, des receveurs municipaux, des agents comptables et des chefs de services régionaux des affaires monétaires et des assurances.

 

Le DGTCFM, Sylvester Moh Tangongho  a saisi cette occasion pour féliciter ses collaborateurs pour les victoires engrangées  dans  la mise en œuvre  du programme  272 relatif à la gestion  de la trésorerie  de l’Etat et de la dette, comptabilité publique  et financement de l’économie. Ses motifs  de satisfaction  ont  porté sur les actions  relatives à l’assainissement du secteur bancaire; la mobilisation des ressources avec le succès éclatant de l’emprunt obligataire ECMR 2016-2021; la maitrise des délais de paiement des dépenses aussi bien de l’Etat que des correspondants ; la maitrise des risques financiers et comptables; l’amélioration des services financiers rendus par le Trésor; l’opérationnalisation effective des paieries spécialisées dans certains départements ministériels et l’implémentation concrète du contrôle de gestion.

 

A côté de ces avancées notables,  Sylvester Moh Tangongho a relevé certaines difficultés  qui ont  entachées  la performance de la DGTCFM. Il  s’agit notamment  de l’attente  de la mise en place effective de la Banque agricole et de la Caisse de dépôts et consignation, la conservation des ressources publiques en dehors du réseau Trésor ainsi que la finalisation du processus de restructuration de certaines banques commerciales.

 

Pour l’année 2017, la DGTCFM doit relever les défis du programme 272 dont les lignes directives ont été énoncées  par le contrôleur  de gestion de la DGTCFM, Achille Nestor Bassahag. Elles consistent en le respect du délai de paiement  de 60 jours après  la date de validation afin de garantir la réalisation de l’indicateur  principal du programme ; l’encadrement et la dynamisation du secteur financier en vue d’améliorer le financement de l’économie. On note également l’assurance  d’une  meilleure information comptable à travers la constitution du bilan  d’ouverture  de l’Etat  intégrant les immobilisations financières dans  les comptes  du Trésor et la   poursuite  de la fiabilisation  de la balance des  comptes du trésor  ainsi  que celle d’une  meilleure  gestion  de la trésorerie  de l’Etat  en élargissant ce périmètre du Compte unique du Trésor. Toutes ces directives visent par ailleurs à garantir la maitrise des risques  comptables et financiers ainsi qu’une meilleure coordination  de l’activité des services de la DGTCFM.

 

Pour optimiser la mise en œuvre de ces lignes directives, les participants ont eu droit à deux  exposés :

 

Le premier portait sur le thème « enjeux de la régulation du secteur financier en vue de l’optimisation de son rôle dans le financement de l’économie camerounaise ». L’exposant  M. Henri Mouiche Njindou, Sous-Directeur de la Monnaie et des Etablissements de Crédit, a indiqué  que la dynamisation du secteur financier en vue d’accroître le financement de l’économie camerounaise passe par le renforcement du cadre règlementaire, l’amélioration de la bonne gouvernance du secteur et l’intensification des actions de sensibilisation des agents économiques sur l’importance des produits et services financiers.

 

Il a cependant relevé quelques difficultés rencontrées par la DGTCFM dans l’activité de régulation à savoir : la multiplicité des autorités de régulation dont les frontières aux niveaux des attributions ne sont pas bien définies et les lenteurs constatées dans la mise en place de certaines réglementations.

 

Le second exposé portant sur : « l’impact de la qualité de la dépense sur la gestion de la trésorerie dans un contexte de rareté de ressources » a été présenté par M. Léonard Kobou Djongue, Directeur de la Trésorerie. Il s’est appesanti sur les conséquences d’une dépense de mauvaise qualité notamment l’allongement des délais de paiement, l’explosion des restes à payer, l’accumulation des arriérés et l’augmentation du volume de la dette, l’aggravation du déficit de trésorerie de l’Etat, le renchérissement du coût des emprunts et la perte de crédibilité de l’Etat. Enfin, il a indiqué quelques mesures correctives à mettre en œuvre à savoir : le respect des principes et procédures budgétaires et comptables, l’amélioration des contrôles de régularité et la mise à disposition des informations utiles à l’élaboration du plan de trésorerie.

 

Au terme des échanges francs et fructueux et dans l’optique de rendre optimale   l’atteinte des objectifs assignés pour l’exercice 2017, plusieurs recommandations ont été formulées. Il s’agit notamment de l’opérationnalisation de la Banque Agricole et de la Caisse de dépôts et consignation ; l’élargissement du périmètre du Compte Unique du Trésor à travers le recensement et la fermeture des comptes des administrations publiques ouverts dans les banques commerciales ; l’audit des comptes 42 « services financiers » dans les livres du Trésor et leur alignement à l’orthodoxie en matière de gestion et d’exécution des finances publiques ; la finalisation du cadre normatif de la comptabilité en droit constaté et la constitution du bilan d’ouverture de l’Etat par l’intégration des immobilisations financières dans les comptes de l’Etat et le suivi et la mise en place des activités de la convention IDA (Indemnisation Directe de l’Assuré).

 

                                                                                          Rachel Ngah